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L’OMS rebondit sur la journée mondiale sans tabac et le Covid-19 pour assaillir la vape

Le silence de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) vis-à-vis de l’industrie du vapotage n’aura duré que quelques semaines ! A l’occasion de la journée mondiale sans tabac (JMST) qui a eu lieu

L'équipe AlterSmoke 5 min de lecture

Le silence de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) vis-à-vis de l’industrie du vapotage n’aura duré que quelques semaines ! A l’occasion de la journée mondiale sans tabac (JMST) qui a eu lieu le 31 mai, l’agence a notamment remis le couvert sur les hypothétiques « dangers » de la cigarette électronique depuis son site et les réseaux sociaux. Cette fois-ci, la campagne anti-vapotage atteindra de nouveaux sommets avec des images mêlant des enfants et la cigarette électronique, censées avertir le peuple du fameux "effet passerelle". L’OMS n’a pas hésité à entrelacer tabac, e-cig et Coronavirus dans une seule image pour profiter de l’occasion. L'OMS REMET LE COUVERT AVEC LA THEORIE DE LA PASSERELLE Quelle stratégie de sensibilisation contre la cigarette électronique serait plus puissante que la prévention contre les effets « néfastes » de la vapeur des arômes chauffés ? Pour répondre à cette question, l’OMS a sorti l’artillerie lourde en publiant des images d’enfants exposés au vapotage. Eh oui ! La branche de la santé publique des Nations Unies n’a pas attendu longtemps avant de remettre le couvert sur les dangers de la cigarette électroniques en profitant de la JMST pour attaquer la communauté. Sur son site web, l’agence s’est lâchée pour porter le coup de grâce tacite à l’industrie en affichant quelques images choquantes mêlant e-cig, tabac et enfants, la formule gagnante pour attiser les âmes sensibles. Parmi celles-ci, on retrouvera la jeune enfant tenant entre ces mains un croquis  rappelant directement la  forme de cigarette électronique accompagnée d’une légende citant « L’industrie du tabac cible la nouvelle génération ». En l’occurrence, l’OMS chercherait à discréditer la vapoteuse en tant que pseudo-pourvoyeur de nicotine, et dans une large mesure un objet d’incitation au tabagisme chez les enfants et les mineurs. Mais cette question n’avait-elle pas été évoquée depuis des lustres sous l’appellation vulgaire « effet passerelle » sans que l’OMS n’ait pu convaincre la plèbe avec des preuves scientifiques ? Effectivement, l’OMS s’est contentée de réhabiliter un débat désuet en ajoutant des ingrédients sensibles (comme des images d’enfants en train de vapoter !) dans sa campagne. En face, les études scientifiques ont d’ores et déjà répondu à la question en contredisant toute corrélation entre le tabagisme des adolescents avec le vapotage… d’autant plus que la majorité des pays autorisant le vapotage interdisent les e-cig aux mineurs ! Pas plus tard qu’en janvier, une équipe de chercheurs français issus de l’Université Paris-Sud accompagnée de l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies, et autres éminents représentants scientifiques ont publié une étude mettant à terre cette fausse croyance. En l’occurrence, la recherche s’est focalisée sur l’incitation au tabagisme des jeunes vapoteurs basée sur des données datant de 2017. Au final, l’équipe a abouti sur une constatation claire et nette proclamant l’absence de preuves sur le risque de transition depuis la vape vers le tabac chez les jeunes de 17 ans. En profondeur,  il s’avèrerait que les jeunes ayant à la fois fumé et utilisé l’e-cig sont moins nombreux que ceux qui fument au quotidien à 17 ans, ce qui veut dire que l’utilisation du produit n’aurait aucune incidence sur la décision du jeune à devenir un grand fumeur.

UNE RECIDIVE QUI NE S'EXPLIQUE PAS

A force de remuer et d’insister sur un sujet clos qu’elle ne maîtrise clairement pas, c’est à se demander si l’OMS n’éprouverait pas une obsession malsaine envers l’industrie de la cigarette électronique ? En effet, l’agence ne s’est pas contentée de réitérer la théorie de la passerelle dans sa campagne pour le JMST. Elle a profité de la cacophonie sanitaire, politique et sociale entretenue par le coronavirus pour cibler l’industrie de la cigarette électronique. A cet effet, une autre image choquante mettant côte à côte un paquet de cigarettes et une e-cig avec le commentaire « Non essentiels durant le COVID-19 et à jamais » résume bien l’intention. Parallèlement, l’OMS pointe également du doigt l’influence hypothétique de l’industrie du tabac (et plus précisément de la cigarette électronique) sur les réseaux sociaux. En mettant la vapoteuse au premier plan de sa campagne, l’OMS enterre ainsi l’image salvatrice de l’e-cig en tant que matériel de sevrage en la mettant dans le même panier que la cigarette traditionnelle. Mais si l’industrie du vapotage reconnaît que la cigarette électronique détient des éléments toxiques et probablement nocifs pour les utilisateurs, l’OMS ne devrait-elle pas non plus accepter le fait qu’il existe un écart considérable sur le niveau de toxicité entre les deux ? Sans crier à la mauvaise foi, rappelons-nous ces quelques mots de l’agence en 2014 citant : « Les SEAN (Systèmes électroniques d’administration de nicotine) sont probablement MOINS TOXIQUES que les cigarettes mais il n’y a pas assez de preuves pour quantifier le niveau précis de risque ». D’ailleurs, cette position n’a pas changé depuis car en 2019, le rapport de l’OMS a réitéré que « les preuves sont insuffisantes » et que la liste pléthorique des études (dont la majorité prône l’innocence de la vape) rendait la décision difficile ! En jouant à ce petit jeu dangereux, l’OMS ne risquerait-elle pas d’hypothéquer sa crédibilité au final ? Affaire à suivre !